12 novembre 2014
31 octobre 2014
15 avril 2014
Украина
16 novembre 2013
Vice et vertu
18 janvier 2013
5 décembre 2012
18 novembre 2012
23 septembre 2012
Sciurus
L'écureuil est un
joli petit animal, qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse,
par sa docilité, par l'innocence même de ses mœurs, méritaient d'être épargné
; il n'est ni carnassier, ni nuisible, quoiqu'il saisisse quelquefois des
oiseaux : ses aliments ordinaires sont des fruits, des amandes, des noisettes,
de la faine et du gland ; iI est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé,
très industrieux, il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps
nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée,
parée par une belle queue en forme de panache, qu'il relève jusque dessus sa
tête, et qu'il maintient étendue ; c'est un parasol sous lequel il se met à
l'ombre. Le dessous de son corps est garni d'un appareil tout aussi
remarquable, et qui annonce de grandes facultés pour l'exercice de la
génération ; il est, pour ainsi dire, moins quadrupède que les autres ;
il se tient ordinairement assis, presque debout, et se sert de ses pieds de
devant, qui sont libres, comme d'une main, pour porter à sa bouche : dans
cette attitude le corps est dans une position verticale. Au lieu de se cacher
sous terre, il est toujours en l'air : il a les ongles si pointus et les
mouvements si prompts, qu'il grimpe en un instant sur un hêtre, dont l'écorce
est fort lisse. Il approche des oiseaux par sa légèreté ; il demeure, comme
eux, sur la cime des arbres, parcourt les forêts, en sautant de l'un à
l'autre, y fait son nid , cueille les graines, boit la rosée, et ne descend à
terre que quand les arbres sont agités par la violence des vents. On ne le
trouve point dans les champs, dans les lieux découverts, dans les pays de
plaine ; il n'approche jamais des habitations ; il ne reste point dans les
taillis, mais dans les bois fort élevés, sur les vieux arbres des plus hautes
futaies. Il craint l'eau, et l'on assure que lorsqu'il faut la passer, il se
sert d'une écorce pour vaisseau, et de sa queue pour voile et pour gouvernail
; voilà du merveilleux. Il ne s'engourdit pas, comme le loir, pendant l'hiver
; il est en tout temps très éveillé, toujours très alerte : pour peu que l'on
touche au pied de l'arbre sur lequel il repose, il sort de sa petite bauge,
et fuit sur un autre arbre, ou se cache à l'abri d'une branche.
Ce petit quadrupède
est très prévoyant ; il ramasse des noisettes pendant l'été, en remplit les
troncs et les fentes d'un vieux arbre qu'il a choisi : voilà le grenier
auquel il a recours en hiver ; il cherche aussi ses vivres sous la neige,
qu'il détourne en grattant. Il a la voix éclatante, et plus perçante encore
que celle de la fouine ; il a de plus un murmure à bouche fermée, un petit
grognement de mécontentement, qu'il fait entendre toutes les fois qu'on
l'irrite : il est trop léger pour marcher ; il va ordinairement par petits
sauts, et quelquefois par bonds ; il a les ongles si pointus et les
mouvements si prompts, qu’il grimpe en un instant sur un hêtre dont l’écorce
est fort lisse.
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Saltimbanque
politique de l’école libérale, tournant perpétuellement dans un cercle
vicieux. – Joli, vif, sémillant, souple, adroit, habile aux tours de
passe-passe parlementaires ; inquiet, ambitieux, actif, capable des
efforts les plus énergiques et des palinodies les plus honteuses pour s’élever
aux plus hautes… dignités de l’Etat ; - soigneux de ses intérêts personnels
et de ceux de sa famille, bon fils, bon époux et bon père, dotant
généreusement les siens de préfectures et de recettes générales.
L’Ecureuil possède
sur les arbres les plus élevés du canton qu’il habite une foule de résidences
bien étoffées, bien chaudes et tournées chacune vers un point différent de l’horizon,
de manière à pouvoir offrir au propriétaire un abri assuré contre la tempête
politique, de quelque côté que le vent souffle, du Roi ou de la Ligue.
L’Ecureuil
affectionne particulièrement la faîne et la noisette, deux fruits qui donnent
l’huile, emblème de lumière et de richesse ; deux fruits qui proviennent
du coudrier et du hêtre, arbres symboliques de l’industrie utile. Ce qui
signifie que les ambitieux de cette catégorie doivent leur élévation à leurs
talents et à leur industrie, et qu’ils sont fils de leurs œuvres.
Il n’est pas rare
de voir cette classe d’ambitieux, quand l’âge de la retraite a sonné,
abandonner tout à fait les affaires et se retirer dans quelque villa
délicieuse, pour jouir de la fortune qu’ils ont su amasser, et méditer à
loisir sur Horace, Jomini ou Tacite. Par allusion à cette habitude, l’Ecureuil
renonce à la gymnastique quand arrive la saison d’hiver, et se retire dans le
creux d’un vieux chêne pour jouir dans une douce quiétude de la fortune
(monceau de noisettes et de faînes) qu’il a su amasser.
La France ne
possède qu’une seule espèce d’Ecureuil. L’Ecureuil volant (polatouche)
appartient au nouveau monde et à l’Australie. J’ai possédé à Paris un couple
de polatouches de Virginie. C’étaient deux charmants quadrupèdes, très
friands de cette espèce de plat de dessert qu’on appelle des quatre mendiants, et qui n’oubliaient
jamais de prélever sur le service de chaque jour une certaine quantité d’amandes
et d’avelines qu’ils allaient déposer aussitôt derrière une vieille
tapisserie à ramages, au fond de laquelle ils avaient pratiqué une ouverture
et élu domicile pour l’hiver.
La chasse à l’Ecureuil
n’est pas une chasse sérieuse, c’est une chasse d’enfant, un divertissement
plein de charmes. Elle se pratique l’hiver, quand les feuilles des arbres
sont tombées et ne protègent plus la demeure du gentil animal contre les
recherches de ses ennemis. Il suffit de cogner un peu fort au tronc de l’arbre
sur lequel est bâti l’édifice aérien, pour en faire déloger le locataire, qui
s’élance aussitôt vers les branches les plus élevées du voisinage, où sa robe
rouge devient un excellent point de mire.
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4 août 2012
13 juillet 2012
17 mars 2012
Les formes archaïques de l'échange

30 janvier 2012
19 novembre 2011
24 septembre 2011
Русские женщины
| Quoique les pères, au contrat de mariage de leurs filles, stipulent ordinairement que le mari ne les fouettera pas, cependant on ne saurait croire combien les femmes moscovites aiment à être battues : elles ne peuvent comprendre qu’elles possèdent le cœur de leur mari, s’il ne les bat comme il faut. Une conduite opposée, de sa part, est une marque d’indifférence impardonnable. | — Je ne te comprends pas très bien, dit Arcade ; tu n’as eu aucune raison de te plaindre, il me semble. — Eh bien ! si tu ne comprends pas, écoute ce que je vais dire : d’après moi, mieux vaut casser des cailloux sur la grand-route que de laisser une femme s’emparer ne serait-ce que de l’extrémité de ton petit doigt […]. Un homme digne de ce nom n’a pas de temps à perdre à ces sottises ; l’homme doit être féroce, dit un excellent proverbe espagnol. Toi, par exemple, ajouta-t-il en se tournant vers le paysan assis sur son siège, toi, gros malin, tu as une femme ? » Le paysan montra aux deux amis sa face plate et myope. « Si j’ai une femme ? Sûr que j’en ai une. Comment qu’on ferait sans femme ? — Tu la bats ? — Ma femme ? C’est selon. Seulement en cas de besoin. — Tu as bien raison. Et elle, elle te bat ? » Le paysan tira sur les rênes. « Qu’est-ce que tu racontes là, maître ? Tu vas toujours chercher le mot pour rire… » Il était visiblement vexé. |
12 juin 2011
Le pain des enfants
19 mars 2011
বিভিন্ন জাতিগোষ্ঠির মধ্যে ভ্রাতৃত্ব
6 février 2011
Couvre-chef
Mahomet eut des vues très saines, il lia bien son système politique ; et, tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela.Mais les Arabes, devenus florissants, lettrés, polis, mous et lâches, furent subjugués par des barbares : alors la division entre les deux puissances recommença. Quoiqu'elle soit moins apparente chez les mahométans que chez les chrétiens, elle y est pourtant, surtout dans la secte d'Ali ; et il y a des États, tels que la Perse, où elle ne cesse de se faire sentir.
23 décembre 2010
Lithique éthique

C'est pourquoi seul est innocent le non-agir tel que l'être d'une pierre, mais pas même celui d'un enfant.
19 octobre 2010
9 octobre 2010
13 juillet 2010
1777
On condamna d’abord la naïveté Française, comme une étourderie, & ensuite on finit par la copier, de sorte que l’Espagne, l’Angleterre, la Hollande, ont maintenant des Ambassadeurs qui savent rire & se communiquer. La politique même Italienne se défait tous les jours de ces petits moyens qu’employa si souvent le Cardinal Mazarin, & qui sont le partage des âmes pusillanimes. L’Europe ne met plus en usage, comme autrefois, l’espionnage & la délation, la ressource ordinaire des méchants, & des petits esprits.
Plus d’une fois des Ambassadeurs Français déconcertèrent les Cours Etrangères, en disant toujours la vérité. Ils firent voir en déployant une âme magnanime, qu’un grand Ministre sait entrer dans les détails, sans être minutieux, & qu’on n’a pas besoin d’employer la supercherie, quand on a l’équité pour soi. Eh ! Pourquoi faire jouer la mine, quand on peut prendre la place d’assaut ?
Que ne dirois-je point ici des inutilités qu’on s’écrivoit jadis d’une Cour à l’autre, avec la précaution du chiffre le plus secret & le plus compliqué. La vivacité Française élagua tous ces riens précieux. On ne marque plus dans les dépêches que ce qui est essentiel, & les chefs de Bureau, comme leurs Commis, ne notent que des choses.
La politique, en conséquence, n’est plus l’art de se tendre réciproquement des pièges, ni celui de s’entortiller dans des replis tortueux, & ce sont les Français qui l’ont rendu si honnête & si peu compliquée.
Je ne dissimulerai pas qu’il y a encore quelques contrées en Europe, où l’on tient à la vieille routine ; mais toujours est-il certain, qu’on y est beaucoup moins attaché qu’autrefois, & que la politique actuelle parle & rit dans l’occasion.
Les Ambassadeurs se voient avec cordialité, & ne vivent plus dans une défiance mutuelle qui les gênoit extrêmement. Il n’y a plus que quelques subalternes, qui, pour se donner un air d’importance, jouent encore la gravité, & les Ministres des différentes Couronnes, qui résident à Venise, pour ne pas effrayer une République qui a peur de son ombre.
J’ajoute à ces réflexions, que la politique universelle ne tend maintenant qu’à la paix, & que, si les Cabinets des Princes ne font plus des Arsenaux où l’on prépare des armes pour le combat, on a cette obligation à Louis le Bien-aimé, Monarque vraiment pacifique, & à plusieurs Ecrivains Français, qui, avec beaucoup d’adresse & d’esprit, jetèrent un ridicule éternel sur les guerres & sur les guerroyans.
Charles XII, ne seroit maintenant à nos yeux qu’un illustre Chevalier errant, & tout Prince qui se feroit un jeu de prendre des Provinces, & de les ravager, passeroit à juste titre pour un pillard & pour un brigand. Les mœurs s’adoucissent, quand l’esprit s’épure, & la Philosophie, lorsqu’elle se tient dans de justes bornes, est une excellente leçon pour persuader l’amour de la paix.
3 juin 2010
23 mai 2010
13 mai 2010
Don Garcia de Silva Figueroa
Mais pour ne me pas écarter davantage, cet Ambassadeur d’Espagne s’apelle Don Garcia de Silva Figueroa. Il est fort âgé ; & quoiqu’il soit tout blanc, & sans dents ; il est néanmoins fort robuste, & si dispos, qu’il fit son entrée à cheval dans la ville, quoiqu’il voïage ordinairement dans une litière. Il étoit vétu à l’Espagnolle, de même que tous ceux de sa suite, mais fort superbement, & fort proprement, avec des fraises godronnées & empesées, & autres galanteries, qui sont extraordinaires en ces quartiers. Sans doute il auroit paru beaucoup, si son train avoit été plus nombreux ; mais il n’avoit pas plus de vingt ou vingt-cinq personnes, vétuës à la mode des Européens. Après l’avoir acompagné jusqu’à son logis, les Seigneurs Persans, selon leur coûtume, sans même décendre de cheval, se retirèrent tous chez eux. Il n’y eut que le Méhimandar, à cause de sa charge, qui l’acompagna jusques dans la chambre ; & moi, comme son compatriote ; car en ces quartiers, tous tant que nous sommes de Chrétiens d’Europe, nous nous appelons de ce nom-là. Non-seulement je le conduisis jusques dans sa chambre ; mais je demeurai plus d’une heure en conversation avec lui, sur de diférents sujets, & particulièrement sur les affaires d’Espagne. Depuis quelque mois, j’avois persuadé, tant aux Religieux, qu’aux séculiers Européens, qui sont en ces quartiers, & que je pratique ordinairement, de traiter d’excellence M. l’Ambassadeur ; parce que de tout tems, conformément à la coûtume des Portugais, on ne donnoit point d’autre titre que de Seigneurie, non-seulement aux Ambassadeurs, qui venoient quelquefois d’Espagne ; mais même au Vice-Roi de l’Inde. De manière qu’après quelque refléxion, sur ce que plusieurs Chrétiens de diférentes nations de l’Europe, qui savoient de quelle façon on traitoit en nos quartiers les Ambassadeurs du Roi Catholique, & que tous les Francs, qui se trouvoient ici, donnoient ordinairement le titre d’Illustrissime au Résident d’Angleterre en ce païs : & qu’en particulier je ne pouvois pas lui faire moins d’honneur, puisqu’on ne me le refusoit pas : je dis qu’il me sembloit qu’il seroit d’une très-pernicieuse conséquence, lorsque nous nous rencontrerons tous ensemble, ou auprès du Roi, ou en d’autres assemblées, qu’on traitât le Résident d’Angleterre d’Illustrissime, & l’Ambassadeur d’Espagne de Seigneurie seulement ; puisqu’il étoit sans doute supérieur à l’Anglois, & qu’il méritoit de lui être préféré, tant à cause de sa naissance, & de ses qualitez particulières, qui le rendoient considérable, que du rang que tenoit le Roi d’Espagne, duquel il representoit la personne. Il aprouvèrent tous mes raisons ; & il fut conclu, d’un commun consentement, qu’on le traiteroit par tout d’Excellence, & que desormais personne n’agiroit avec lui que dans cette déférence.
22 avril 2010
22 février 2010
26 janvier 2010
6 janvier 2010
28 novembre 2009
24 septembre 2009
De apium fabulā
Aucun de ces lourds animaux grégaires à la conscience inquiète (qui entreprennent de défendre la cause de l'égoïsme en la faisant passer pour la cause du bien-être général-) ne veut savoir ou supputer quoi que ce soit de ce fait que le "bien-être général" n'est pas un idéal, pas un but, pas un concept compréhensible de quelque manière que ce soit, mais un simple émétique.
14 août 2009
8 août 2009
19 juillet 2009
12 juillet 2009
Séage ollaire
11 juillet 2009
14 juin 2009
3 juin 2009
1 juin 2009
26 mai 2009
1 mai 2009
25 avril 2009
3 avril 2009
19 mars 2009
Séage ollaire
"C'est avec Descartes que nous entrons proprement dans une philosophie autonome, qui sait qu'elle vient de la raison en toute autonomie, et que la conscience de soi est un moment essentiel du vrai. Ici nous pouvons dire que nous sommes chez nous, et pouvons enfin, tel le marin après un long périple sur une mer déchaînée, crier : terre"
4 février 2009
Le chérubin en son giron

26 janvier 2009
24 janvier 2009
16 janvier 2009
25 décembre 2008
Virgin Cocktail

28 novembre 2008
12 octobre 2008
2 septembre 2008
های شما را کجا باید البرقع خواند ؟
La burqa est un manteau traditionnel caucasien pour homme fabriqué à base de feutre, en principe de la fourrure de karakul. Elle ne possède pas de manches, est vaste, légère et chaude. Au début du XXe siècle, elle était commune à toutes les tribus caucasiennes ainsi qu'à de nombreux russes et cosaques établis dans la région.
Peu encombrante, la burqa était roulée et se transportait attachée à la selle.
































