26 janvier 2010
6 janvier 2010
28 novembre 2009
24 septembre 2009
Apium fabula
Aucun de ces lourds animaux grégaires à la conscience inquiète (qui entreprennent de défendre la cause de l'égoïsme en la faisant passer pour la cause du bien-être général-) ne veut savoir ou supputer quoi que ce soit de ce fait que le "bien-être général" n'est pas un idéal, pas un but, pas un concept compréhensible de quelque manière que ce soit, mais un simple émétique.
14 août 2009
8 août 2009
19 juillet 2009
12 juillet 2009
Séage ollaire
11 juillet 2009
14 juin 2009
1 juin 2009
26 mai 2009
1 mai 2009
25 avril 2009
19 avril 2009
Séage ollaire
"C'est avec Descartes que nous entrons proprement dans une philosophie autonome, qui sait qu'elle vient de la raison en toute autonomie, et que la conscience de soi est un moment essentiel du vrai. Ici nous pouvons dire que nous sommes chez nous, et pouvons enfin, tel le marin après un long périple sur une mer déchaînée, crier : terre"
3 avril 2009
27 mars 2009
4 février 2009
Le chérubin en son giron

26 janvier 2009
24 janvier 2009
16 janvier 2009
25 décembre 2008
Virgin Cocktail

28 novembre 2008
12 octobre 2008
2 septembre 2008
های شما را کجا باید البرقع خواند ؟
La burqa est un manteau traditionnel caucasien pour homme fabriqué à base de feutre, en principe de la fourrure de karakul. Elle ne possède pas de manches, est vaste, légère et chaude. Au début du XXe siècle, elle était commune à toutes les tribus caucasiennes ainsi qu'à de nombreux russes et cosaques établis dans la région.
Peu encombrante, la burqa était roulée et se transportait attachée à la selle.
15 août 2008
1 août 2008
22 juillet 2008
20 juin 2008
11 juin 2008
23 mai 2008
14 mai 2008
23 avril 2008
15 mars 2008
18 février 2008
14 janvier 2008
12 décembre 2007
11 novembre 2007
20 octobre 2007
5 septembre 2007
4 septembre 2007
4 juillet 2007
29 juin 2007
La poupe de l'impudent

M'oste desja la terre et me donne les mers,
Je ne voi que le Ciel uni aux sillons pers ;
C'est le premier estat de mon ame amoureuse.
Puis je voi s'eslever une vapeur confuse,
Ombrageant tout le Ciel qui se fend en éclairs ;
Le tonnerre grondant s'anime par les airs,
C'est le second estat dont elle est langoureuse.
Le troisiesme est le flot hideusement frisé,
Le mast rompu des vents et le timon brisé,
Le navire enfondrant la perte de courage.
Le quatriesme est la mort entre les flots salez
Abattus, rebatus, vomis et avalez ;
Bref mon Amour n'est rien qu'un horrible naufrage.
28 juin 2007
4 juin 2007
1 juin 2007
24 avril 2007
Les roses d'Ispahan

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Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse,
Les jasmins de Mossoul, les fleurs de l'oranger
Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce,
O blanche Leïlah ! que ton souffle léger.
Ta lèvre est de corail, et ton rire léger
Sonne mieux que l'eau vive et d'une voix plus douce,
Mieux que le vent joyeux qui berce l'oranger,
Mieux que l'oiseau qui chante au bord du nid de mousse.
Mais la subtile odeur des roses dans leur mousse,
La brise qui se joue autour de l'oranger
Et l'eau vive qui flue avec sa plainte douce
Ont un charme plus sûr que ton amour léger !
O Leïlah ! depuis que de leur vol léger
Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce,
Il n'est plus de parfum dans le pâle oranger,
Ni de céleste arome aux roses dans leur mousse.
L'oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse,
Ne chante plus parmi la rose et l'oranger ;
L'eau vive des jardins n'a plus de chanson douce,
L'aube ne dore plus le ciel pur et léger.
Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger,
Revienne vers mon coeur d'une aile prompte et douce,
Et qu'il parfume encor les fleurs de l'oranger,
Les roses d'Ispahan dans leur gaîne de mousse !
29 janvier 2007
Au bord de la mer
Au sortir de ce bal, nous suivîmes les grèves ;
Vers le toit d’un exil, au hasard du chemin,
Nous allions : une fleur se fanait dans sa main ;
C’était par un minuit d’étoiles et de rêves.
Dans l’ombre, autour de nous, tombaient des flots foncés.
Vers les lointains d’opale et d’or, sur l’Atlantique,
L’outre-mer épandait sa lumière mystique,
Les algues parfumaient les espaces glacés ;
Les vieux échos sonnaient dans la falaise entière !
Et les nappes de l’onde aux volutes sans frein
Écumaient, lourdement, contre les rocs d’airain.
Sur la dune brillaient les croix d’un cimetière.
Leur silence, pour nous, couvrait ce vaste bruit.
Elles ne tendaient plus croix par l’ombre insultées
Les couronnes de deuil fleurs de morts, emportées
Dans les flots tonnants, par les tempêtes, la nuit.
Mais, de ces blancs tombeaux en pente sur la rive,
Sous la brume sacrée à des clartés pareils,
L’ombre questionnait en vain les grands sommeils :
Ils gardaient le secret de la Loi décisive.
Frileuse, elle voilait, d’un cachemire noir
Son sein, royal exil de toutes mes pensées !
J’admirais cette femme aux paupières baissées,
Sphinx cruel, mauvais rêve, ancien désespoir.
Ses regards font mourir les enfants. Elle passe
Et se laisse survivre en ce qu’elle détruit.
C’est la femme qu’on aime à cause de la Nuit
Et ceux qui l’ont connue en parlent à voix basse.
Le danger la revêt d’un rayon familier :
Même dans son étreinte oublieusement tendre,
Ses crimes, évoqués, sont tels qu’on croit entendre
Des crosses de fusils tombant sur le palier.
Cependant, sous la honte illustre qui l’enchaîne
Sous le deuil où se plaît cette âme sans essor
Repose une candeur inviolée encor
Comme un lys enfermé dans un coffret d’ébène.
Elle prêta l’oreille au tumulte des mers,
Inclina son beau front touché par les années,
Et, se remémorant ses mornes destinées,
Elle se répandit en ces termes amers :
« Autrefois, autrefois, — quand je faisais partie
Des vivants, — leurs amours sous les pâles flambeaux,
Des nuits, comme la mer au pied de ces tombeaux
Se lamentaient, houleux, devant mon apathie.
J’ai vu de longs adieux sur mes mains se briser :
Mortelle, j’accueillais, sans désir et sans haine,
Les aveux suppliants de ces âmes en peine :
Le sépulcre à la mer ne rend pas son baiser.
Je suis donc insensible et faite de silence
Et je n’ai pas vécu ; mes jours sont froids et vains :
Les Cieux m’ont refusé les battements divins !
On a faussé pour moi les poids de la balance.
Je sens que c’est mon sort même dans le trépas :
Et, soucieux encor des regrets ou des fêtes,
Si les morts vont chercher leurs fleurs dans les tempêtes,
Moi je reposerai, ne les comprenant pas. »
Je saluai les croix lumineuses et pâles.
L’étendue annonçait l’aurore, et je me pris
À dire, pour calmer ses ténébreux esprits
Que le vent du remords battait de ses rafales
Et pendant que la mer déserte se gonflait :
— « Au bal vous n’aviez pas de ces mélancolies
Et les sons de cristal de vos phrases polies
Charmaient le serpent d’or de votre bracelet.
Rieuse et respirant une touffe de roses
Sous vos grands cheveux noirs mêlés de diamants,
Quand la valse nous prit, tous deux, quelques moments
Vous eûtes, en vos yeux, des lueurs moins moroses ?
J’étais heureux de voir sous le plaisir vermeil
Se ranimer votre âme à l’oubli toute prête
Et s’éclairer enfin votre douleur distraite
Comme un glacier frappé d’un rayon de soleil. »
Elle laissa briller sur moi ses yeux funèbres,
Et la pâleur des morts ornait ses traits fatals.
— « Selon vous, je ressemble aux pays boréals
J’ai six mois de clartés et six mois de ténèbres ?
Sache mieux quel orgueil nous nous sommes donnés !
Et tout ce qu’en nos yeux il empêche de lire...
Aime-moi, toi qui sais que, sous un clair sourire
Je suis pareille à ces tombeaux abandonnés. »
15 janvier 2007
Les débris d'un déjeuner
Le vinaigre relève la saveur des mets et en épigrammatise en quelque sorte le parfum... Le gourmet commet des infanticides multiples...
27 décembre 2006
Riquet à la houppe

25 décembre 2006
Le bain d'une dame romaine

Une Esclave d'Egypte, au teint luisant et noir,
Lui présente, à genoux, l'acier pur du miroir ;
Pour nouer ses cheveux, une Vierge de Grèce
Dans le compas d'Isis unit leur double tresse ;
Sa tunique est livrée aux Femmes de Milet,
Et ses pieds sont lavés dans un vase de lait.
Dans l'ovale d'un marbre aux veines purpurines
L'eau rose la reçoit ; puis les Filles latines,
Sur ses bras indolents versant de doux parfums,
Voilent d'un jour trop vif les rayons importuns,
Et sous les plis épais de la pourpre onctueuse
La lumière descend molle et voluptueuse :
Quelques-unes, brisant des couronnes de fleurs,
D'une hâtive main dispersent leurs couleurs,
Et, les jetant en pluie aux eaux de la fontaine,
De débris embaumés couvrent leur souveraine,
Qui, de ses doigts distraits touchant la lyre d'or,
Pense au jeune Consul, et, rêveuse, s'endort.
13 décembre 2006
11 décembre 2006
5 décembre 2006
4 décembre 2006
孔 雀 東 南 飛
Le Kiosque aux pivoines28 novembre 2006
27 novembre 2006
21 novembre 2006
20 novembre 2006
La vérité des masques


Un masque est plus révélateur qu'un visage, et les déguisements intensifient la personnalité : savoir faire disparaître le sujet sous la somptuosité du style !
14 novembre 2006
Le pur hâle de la crasse
"Nous ferons dresser des édifices d'escargots, aux chairs blondes persillées de vert ! Depuis trop d'années, les huiles saintes sont adultérées par de la graisse de volaille ! Frémissez !"












































