12 novembre 2014

Dhôtel nuancé d'abricot


31 octobre 2014

Le Concile cadavérique


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15 avril 2014

Украина

"Le grand rêve ukrainien, qui remplit quelques-unes des pages les plus étonnantes de Mein Kampf, est en voie de se réaliser. Et cette Ukraine mystérieuse, existante et inexistante à la fois, aux limites insaisissables, que je représentais comme un fantôme attendant, à travers les siècles, qu'un homme d'Etat occidental rêvât de lui et vint l'étreindre pour lui permettre de revivre, est en train, une fois de plus, d'émerger à la réalité. Une fois de plus, la grande épopée de Charles XII et de Napoléon se renouvelle sous nos yeux. Mais cette fois-ci, l'étreinte semble devoir être décisive. [...]
Voici, du même coup, que reparaît à l'horizon cette Ukraine tant convoitée, dont les récoltes, semblables à la Toison d'Or de Jason, resplendissent à travers un rideau de feu et de sang.
Et cette fois-ci, ce qui fait trembler la steppe, ce n'est plus le piétinement serré des hordes mongoles, déferlant du fond de la plaine asiatique, mais le grandement puissant des divisions blindées de la Wehrmacht, avant-coureuses de la grande croisade de l'Occident." (Benoist-Méchin, 1941)

"L'indépendance de l'Ukraine modifie la nature même de l'Etat russe. De ce seul fait, cette nouvelle case importante sur l'échiquier eurasien devient un pivot géopolitique. Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un empire en Eurasie." (Brzezinski, 1997)

16 novembre 2013

Vice et vertu

La bourgeoisie est à la fois le vice et la vertu, l'avarice et la prodigalité, la répression et la contestation, la technocratie et le hippy. Et cette dualité interne est au niveau du néo-capitalisme une profonde, secrète, définitive complémentarité [...]
Nous rappellerons que le niveau de vie est l'infrastructure de cette modalité superstructurale qu'est le genre de vie, qu'il y a un rapport d'expression quasi immédiat (mais très souvent caché). Aussi pouvons-nous avancer cette thèse : la classe ouvrière identifie son niveau de vie et son genre de vie, alors qu'au contraire moyenne et grande bourgeoisie peuvent à partir d'un commun niveau de vie, disposer de deux genres de vie contradictoires (disons, pour simplifier, une vie de privation ou une vie de jouissance) [...]
L'idéalisme fonctionne ainsi : le bourgeois, nanti de l'équipement et des biens de consommation, peut oublier [...] ce qu'il n'a jamais eu à produire. Il ne sait pas - il ne veut pas savoir - que tout cela n'est qu'objectivation du travail.
Alors que la classe ouvrière, productrice et non-consommatrice, est porteuse de l'ordre éthique, le bourgeois vit dans la morale (ou dans sa contestation) selon la configuration positive ou négative de l'Œdipe. L'ordre moral sécrète l'ordre immoral (drogue, sexe, provocation) comme celui-ci travaille pour le libéralisme.

Michel Clouscard, Néo-fascisme et idéologie du désir, Delga

18 janvier 2013

Faune intestinale

5 décembre 2012

Swords


18 novembre 2012

Mutton



 


23 septembre 2012

Sciurus


L'écureuil est un joli petit animal, qui n’est qu’à demi sauvage, et qui, par sa gentillesse, par sa docilité, par l'innocence même de ses mœurs, méritaient d'être épargné ; il n'est ni carnassier, ni nuisible, quoiqu'il saisisse quelquefois des oiseaux : ses aliments ordinaires sont des fruits, des amandes, des noisettes, de la faine et du gland ; iI est propre, leste, vif, très alerte, très éveillé, très industrieux, il a les yeux pleins de feu, la physionomie fine, le corps nerveux, les membres très dispos : sa jolie figure est encore rehaussée, parée par une belle queue en forme de panache, qu'il relève jusque dessus sa tête, et qu'il maintient étendue ; c'est un parasol sous lequel il se met à l'ombre. Le dessous de son corps est garni d'un appareil tout aussi remarquable, et qui annonce de grandes facultés pour l'exercice de la génération ; il est, pour ainsi dire, moins quadrupède que les autres ; il se tient ordinairement assis, presque debout, et se sert de ses pieds de devant, qui sont libres, comme d'une main, pour porter à sa bouche : dans cette attitude le corps est dans une position verticale. Au lieu de se cacher sous terre, il est toujours en l'air : il a les ongles si pointus et les mouvements si prompts, qu'il grimpe en un instant sur un hêtre, dont l'écorce est fort lisse. Il approche des oiseaux par sa légèreté ; il demeure, comme eux, sur la cime des arbres, parcourt les forêts, en sautant de l'un à l'autre, y fait son nid , cueille les graines, boit la rosée, et ne descend à terre que quand les arbres sont agités par la violence des vents. On ne le trouve point dans les champs, dans les lieux découverts, dans les pays de plaine ; il n'approche jamais des habitations ; il ne reste point dans les taillis, mais dans les bois fort élevés, sur les vieux arbres des plus hautes futaies. Il craint l'eau, et l'on assure que lorsqu'il faut la passer, il se sert d'une écorce pour vaisseau, et de sa queue pour voile et pour gouvernail ; voilà du merveilleux. Il ne s'engourdit pas, comme le loir, pendant l'hiver ; il est en tout temps très éveillé, toujours très alerte : pour peu que l'on touche au pied de l'arbre sur lequel il repose, il sort de sa petite bauge, et fuit sur un autre arbre, ou se cache à l'abri d'une branche.

Ce petit quadrupède est très prévoyant ; il ramasse des noisettes pendant l'été, en remplit les troncs et les fentes d'un vieux arbre qu'il a choisi : voilà le grenier auquel il a recours en hiver ; il cherche aussi ses vivres sous la neige, qu'il détourne en grattant. Il a la voix éclatante, et plus perçante encore que celle de la fouine ; il a de plus un murmure à bouche fermée, un petit grognement de mécontentement, qu'il fait entendre toutes les fois qu'on l'irrite : il est trop léger pour marcher ; il va ordinairement par petits sauts, et quelquefois par bonds ; il a les ongles si pointus et les mouvements si prompts, qu’il grimpe en un instant sur un hêtre dont l’écorce est fort lisse.
Saltimbanque politique de l’école libérale, tournant perpétuellement dans un cercle vicieux. – Joli, vif, sémillant, souple, adroit, habile aux tours de passe-passe parlementaires ; inquiet, ambitieux, actif, capable des efforts les plus énergiques et des palinodies les plus honteuses pour s’élever aux plus hautes… dignités de l’Etat ; - soigneux de ses intérêts personnels et de ceux de sa famille, bon fils, bon époux et bon père, dotant généreusement les siens de préfectures et de recettes générales.

L’Ecureuil possède sur les arbres les plus élevés du canton qu’il habite une foule de résidences bien étoffées, bien chaudes et tournées chacune vers un point différent de l’horizon, de manière à pouvoir offrir au propriétaire un abri assuré contre la tempête politique, de quelque côté que le vent souffle, du Roi ou de la Ligue.

L’Ecureuil affectionne particulièrement la faîne et la noisette, deux fruits qui donnent l’huile, emblème de lumière et de richesse ; deux fruits qui proviennent du coudrier et du hêtre, arbres symboliques de l’industrie utile. Ce qui signifie que les ambitieux de cette catégorie doivent leur élévation à leurs talents et à leur industrie, et qu’ils sont fils de leurs œuvres.

Il n’est pas rare de voir cette classe d’ambitieux, quand l’âge de la retraite a sonné, abandonner tout à fait les affaires et se retirer dans quelque villa délicieuse, pour jouir de la fortune qu’ils ont su amasser, et méditer à loisir sur Horace, Jomini ou Tacite. Par allusion à cette habitude, l’Ecureuil renonce à la gymnastique quand arrive la saison d’hiver, et se retire dans le creux d’un vieux chêne pour jouir dans une douce quiétude de la fortune (monceau de noisettes et de faînes) qu’il a su amasser.

La France ne possède qu’une seule espèce d’Ecureuil. L’Ecureuil volant (polatouche) appartient au nouveau monde et à l’Australie. J’ai possédé à Paris un couple de polatouches de Virginie. C’étaient deux charmants quadrupèdes, très friands de cette espèce de plat de dessert qu’on appelle des quatre mendiants, et qui n’oubliaient jamais de prélever sur le service de chaque jour une certaine quantité d’amandes et d’avelines qu’ils allaient déposer aussitôt derrière une vieille tapisserie à ramages, au fond de laquelle ils avaient pratiqué une ouverture et élu domicile pour l’hiver.

La chasse à l’Ecureuil n’est pas une chasse sérieuse, c’est une chasse d’enfant, un divertissement plein de charmes. Elle se pratique l’hiver, quand les feuilles des arbres sont tombées et ne protègent plus la demeure du gentil animal contre les recherches de ses ennemis. Il suffit de cogner un peu fort au tronc de l’arbre sur lequel est bâti l’édifice aérien, pour en faire déloger le locataire, qui s’élance aussitôt vers les branches les plus élevées du voisinage, où sa robe rouge devient un excellent point de mire.

4 août 2012

Frippelippes

 

13 juillet 2012

Les lapins ne meurent jamais

17 mars 2012

Les formes archaïques de l'échange

Ainsi, deux jours après, Lucien put rendre à ses amis leur prêt si gracieusement offert. Jamais peut-être la vie ne lui sembla plus belle, mais le mouvement de son amour-propre n’échappa point aux regards profonds de ses amis et à leur délicate sensibilité.
— On dirait que tu as peur de nous devoir quelque chose, s’écria Fulgence.
— Oh ! le plaisir qu’il manifeste est bien grave à mes yeux, dit Michel Chrestien, il confirme les observations que j’ai faites : Lucien a de la vanité.
— Il est poète, dit d’Arthez.
— M’en voulez-vous d’un sentiment aussi naturel que le mien ?
— Il faut lui tenir compte de ce qu’il ne nous l’a pas caché, dit Léon Giraud, il est encore franc ; mais j’ai peur que plus tard il ne nous redoute.
— Et pourquoi ? demanda Lucien.
— Nous lisons dans ton cœur, répondit Joseph Bridau.
— Il y a chez toi, lui dit Michel Chrestien, un esprit diabolique avec lequel tu justifieras à les propres yeux les choses les plus contraires à nos principes : au lieu d’être un sophiste d’idées, tu seras un sophiste d’action.
— Ah ! j’en ai peur, dit d’Arthez. Lucien, tu feras en toi-même des discussions admirables où tu seras grand, et qui aboutiront à des faits blâmables… Tu ne seras jamais d’accord avec toi-même.
— Sur quoi donc appuyez-vous votre réquisitoire ? demanda Lucien.
— Ta vanité, mon cher poète, est si grande, que tu en mets jusque dans ton amitié ? s’écria Fulgence. Toute vanité de ce genre accuse un effroyable égoïsme, et l’égoïsme est le poison de l’amitié.
— Oh ! mon Dieu, s’écria Lucien, vous ne savez donc pas combien je vous aime.
— Si tu nous aimais comme nous nous aimons, aurais-tu mis tant d’empressement et tant d’emphase à nous rendre ce que nous avions tant de plaisir à te donner ?
— On ne se prête rien ici, on se donne, lui dit brutalement Joseph Bridau.
— Ne nous crois pas rudes, mon cher enfant, lui dit Michel Chrestien, nous sommes prévoyants. Nous avons peur de te voir un jour préférant les joies d’une petite vengeance aux joies de notre pure amitié. Lis le Tasse de Goethe, la plus grande œuvre de ce beau génie, et tu y verras que le poète aime les brillantes étoffes, les festins, les triomphes, l’éclat : eh ! bien, sois le Tasse sans sa folie. Le monde et ses plaisirs t’appelleront ?… reste ici. Transporte dans la région des idées tout ce que tu demandes à tes vanités. Folie pour folie, mets la vertu dans tes actions et le vice dans tes idées ; au lieu, comme te le disait d’Arthez, de bien penser et de te mal conduire.
Lucien baissa la tête : ses amis avaient raison.

30 janvier 2012

Nuit applicative

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19 novembre 2011

gravidus gravidus

24 septembre 2011

Русские женщины

Quoique les pères, au contrat de mariage de leurs filles, stipulent ordinairement que le mari ne les fouettera pas, cependant on ne saurait croire combien les femmes moscovites aiment à être battues : elles ne peuvent comprendre qu’elles possèdent le cœur de leur mari, s’il ne les bat comme il faut. Une conduite opposée, de sa part, est une marque d’indifférence impardonnable.

Je ne te comprends pas très bien, dit Arcade ; tu n’as eu aucune raison de te plaindre, il me semble.

Eh bien ! si tu ne comprends pas, écoute ce que je vais dire : d’après moi, mieux vaut casser des cailloux sur la grand-route que de laisser une femme s’emparer ne serait-ce que de l’extrémité de ton petit doigt […]. Un homme digne de ce nom n’a pas de temps à perdre à ces sottises ; l’homme doit être féroce, dit un excellent proverbe espagnol. Toi, par exemple, ajouta-t-il en se tournant vers le paysan assis sur son siège, toi, gros malin, tu as une femme ? »

Le paysan montra aux deux amis sa face plate et myope.

« Si j’ai une femme ? Sûr que j’en ai une. Comment qu’on ferait sans femme ?

Tu la bats ?

Ma femme ? C’est selon. Seulement en cas de besoin.

Tu as bien raison. Et elle, elle te bat ? »

Le paysan tira sur les rênes.

« Qu’est-ce que tu racontes là, maître ? Tu vas toujours chercher le mot pour rire… » Il était visiblement vexé.

12 juin 2011

Le pain des enfants

En sortant de là, Jésus se retira du côté de Tyr et de Sidon. Et voici qu'une femme cananéenne, étant sortie de ce territoire, criait en disant : "Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David : ma fille est fort tourmentée par un démon". Mais il ne lui répondit pas un mot. Ses disciples, s'approchant, le priaient : "Donne-lui congé, car elle nous poursuit de ses cris". A quoi il répondit : "Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël". Mais la femme était arrivée et se tenait prosternée devant lui en disant : "Seigneur, viens à mon secours !" Il lui répondit : "Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens".



19 mars 2011

বিভিন্ন জাতিগোষ্ঠির মধ্যে ভ্রাতৃত্ব

আইগনজীগবী হিসেগবে, গান্রধী প্রথম তাঁ অহিংস শান্তিপূর্ণ নাগরিক আন্দোলনের

6 février 2011

Couvre-chef

Mahomet eut des vues très saines, il lia bien son système politique ; et, tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela.
Mais les Arabes, devenus florissants, lettrés, polis, mous et lâches, furent subjugués par des barbares : alors la division entre les deux puissances recommença. Quoiqu'elle soit moins apparente chez les mahométans que chez les chrétiens, elle y est pourtant, surtout dans la secte d'Ali ; et il y a des États, tels que la Perse, où elle ne cesse de se faire sentir.

23 décembre 2010

Lithique éthique


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C'est pourquoi seul est innocent le non-agir tel que l'être d'une pierre, mais pas même celui d'un enfant.

19 octobre 2010

Et pourtant

9 octobre 2010

C'est ainsi

13 juillet 2010

1777

On condamna d’abord la naïveté Française, comme une étourderie, & ensuite on finit par la copier, de sorte que l’Espagne, l’Angleterre, la Hollande, ont maintenant des Ambassadeurs qui savent rire & se communiquer. La politique même Italienne se défait tous les jours de ces petits moyens qu’employa si souvent le Cardinal Mazarin, & qui sont le partage des âmes pusillanimes. L’Europe ne met plus en usage, comme autrefois, l’espionnage & la délation, la ressource ordinaire des méchants, & des petits esprits.

Plus d’une fois des Ambassadeurs Français déconcertèrent les Cours Etrangères, en disant toujours la vérité. Ils firent voir en déployant une âme magnanime, qu’un grand Ministre sait entrer dans les détails, sans être minutieux, & qu’on n’a pas besoin d’employer la supercherie, quand on a l’équité pour soi. Eh ! Pourquoi faire jouer la mine, quand on peut prendre la place d’assaut ?

Que ne dirois-je point ici des inutilités qu’on s’écrivoit jadis d’une Cour à l’autre, avec la précaution du chiffre le plus secret & le plus compliqué. La vivacité Française élagua tous ces riens précieux. On ne marque plus dans les dépêches que ce qui est essentiel, & les chefs de Bureau, comme leurs Commis, ne notent que des choses.

La politique, en conséquence, n’est plus l’art de se tendre réciproquement des pièges, ni celui de s’entortiller dans des replis tortueux, & ce sont les Français qui l’ont rendu si honnête & si peu compliquée.

Je ne dissimulerai pas qu’il y a encore quelques contrées en Europe, où l’on tient à la vieille routine ; mais toujours est-il certain, qu’on y est beaucoup moins attaché qu’autrefois, & que la politique actuelle parle & rit dans l’occasion.

Les Ambassadeurs se voient avec cordialité, & ne vivent plus dans une défiance mutuelle qui les gênoit extrêmement. Il n’y a plus que quelques subalternes, qui, pour se donner un air d’importance, jouent encore la gravité, & les Ministres des différentes Couronnes, qui résident à Venise, pour ne pas effrayer une République qui a peur de son ombre.

J’ajoute à ces réflexions, que la politique universelle ne tend maintenant qu’à la paix, & que, si les Cabinets des Princes ne font plus des Arsenaux où l’on prépare des armes pour le combat, on a cette obligation à Louis le Bien-aimé, Monarque vraiment pacifique, & à plusieurs Ecrivains Français, qui, avec beaucoup d’adresse & d’esprit, jetèrent un ridicule éternel sur les guerres & sur les guerroyans.

Charles XII, ne seroit maintenant à nos yeux qu’un illustre Chevalier errant, & tout Prince qui se feroit un jeu de prendre des Provinces, & de les ravager, passeroit à juste titre pour un pillard & pour un brigand. Les mœurs s’adoucissent, quand l’esprit s’épure, & la Philosophie, lorsqu’elle se tient dans de justes bornes, est une excellente leçon pour persuader l’amour de la paix.

3 juin 2010

Philosophia botanica


Aponie & Ataraxie


23 mai 2010

Pie-grièche




13 mai 2010

Don Garcia de Silva Figueroa

Mais pour ne me pas écarter davantage, cet Ambassadeur d’Espagne s’apelle Don Garcia de Silva Figueroa. Il est fort âgé ; & quoiqu’il soit tout blanc, & sans dents ; il est néanmoins fort robuste, & si dispos, qu’il fit son entrée à cheval dans la ville, quoiqu’il voïage ordinairement dans une litière. Il étoit vétu à l’Espagnolle, de même que tous ceux de sa suite, mais fort superbement, & fort proprement, avec des fraises godronnées & empesées, & autres galanteries, qui sont extraordinaires en ces quartiers. Sans doute il auroit paru beaucoup, si son train avoit été plus nombreux ; mais il n’avoit pas plus de vingt ou vingt-cinq personnes, vétuës à la mode des Européens. Après l’avoir acompagné jusqu’à son logis, les Seigneurs Persans, selon leur coûtume, sans même décendre de cheval, se retirèrent tous chez eux. Il n’y eut que le Méhimandar, à cause de sa charge, qui l’acompagna jusques dans la chambre ; & moi, comme son compatriote ; car en ces quartiers, tous tant que nous sommes de Chrétiens d’Europe, nous nous appelons de ce nom-là. Non-seulement je le conduisis jusques dans sa chambre ; mais je demeurai plus d’une heure en conversation avec lui, sur de diférents sujets, & particulièrement sur les affaires d’Espagne. Depuis quelque mois, j’avois persuadé, tant aux Religieux, qu’aux séculiers Européens, qui sont en ces quartiers, & que je pratique ordinairement, de traiter d’excellence M. l’Ambassadeur ; parce que de tout tems, conformément à la coûtume des Portugais, on ne donnoit point d’autre titre que de Seigneurie, non-seulement aux Ambassadeurs, qui venoient quelquefois d’Espagne ; mais même au Vice-Roi de l’Inde. De manière qu’après quelque refléxion, sur ce que plusieurs Chrétiens de diférentes nations de l’Europe, qui savoient de quelle façon on traitoit en nos quartiers les Ambassadeurs du Roi Catholique, & que tous les Francs, qui se trouvoient ici, donnoient ordinairement le titre d’Illustrissime au Résident d’Angleterre en ce païs : & qu’en particulier je ne pouvois pas lui faire moins d’honneur, puisqu’on ne me le refusoit pas : je dis qu’il me sembloit qu’il seroit d’une très-pernicieuse conséquence, lorsque nous nous rencontrerons tous ensemble, ou auprès du Roi, ou en d’autres assemblées, qu’on traitât le Résident d’Angleterre d’Illustrissime, & l’Ambassadeur d’Espagne de Seigneurie seulement ; puisqu’il étoit sans doute supérieur à l’Anglois, & qu’il méritoit de lui être préféré, tant à cause de sa naissance, & de ses qualitez particulières, qui le rendoient considérable, que du rang que tenoit le Roi d’Espagne, duquel il representoit la personne. Il aprouvèrent tous mes raisons ; & il fut conclu, d’un commun consentement, qu’on le traiteroit par tout d’Excellence, & que desormais personne n’agiroit avec lui que dans cette déférence.

22 avril 2010

Un diabolo menthe, s'il vous plaît


22 février 2010

Chiens de faïence


26 janvier 2010

Ne t'approche pas !



6 janvier 2010

Seine-Saint-Denis style


28 novembre 2009

Démographie du Rwanda


24 septembre 2009

De apium fabulā

Aucun de ces lourds animaux grégaires à la conscience inquiète (qui entreprennent de défendre la cause de l'égoïsme en la faisant passer pour la cause du bien-être général-) ne veut savoir ou supputer quoi que ce soit de ce fait que le "bien-être général" n'est pas un idéal, pas un but, pas un concept compréhensible de quelque manière que ce soit, mais un simple émétique.

14 août 2009

Une cousine du Pétrone français


8 août 2009

Sexies repetita placent


19 juillet 2009

Ongeza gatame




12 juillet 2009

Séage ollaire


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"Descartes fut un révolutionnaire tout à fait conforme à l'esprit de sa nation. Avec lui, la philosophie sembla tomber dans une seconde enfance et retourner à cet état de minorité dont la philosophie grecque était sortie presque dès ses premiers pas".

11 juillet 2009

Insert coin


14 juin 2009

Nous n'irons plus au bois...



3 juin 2009

La dorsale de Mendeleiev

1 juin 2009

C'est Mozart qu'on assassine


26 mai 2009

Switch coquin et patte de velours...









1 mai 2009

Sai ballare ?

25 avril 2009

La Querelle des Anciens et des Modernes


3 avril 2009

All's well that ends well



19 mars 2009

Séage ollaire

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"C'est avec Descartes que nous entrons proprement dans une philosophie autonome, qui sait qu'elle vient de la raison en toute autonomie, et que la conscience de soi est un moment essentiel du vrai. Ici nous pouvons dire que nous sommes chez nous, et pouvons enfin, tel le marin après un long périple sur une mer déchaînée, crier : terre"

4 février 2009

Le chérubin en son giron



"Marguerite de Ligne, comtesse de Lalain, faisait chose peu commune à personne de telle qualité, qui toutefois témoigne d'une nature accompagnée d'une grande bonté. Elle nourrissait son fils de son lait. De sorte qu'étant le lendemain au festin, assise tout auprès de moi à la table, on lui apporta son fils emmailloté, pour lui donner à téter. Elle le met entre nous deux sur la table et librement se déboutonne, baillant son tétin à son petit, ce qui eût été tenu à incivilité à quelque autre ; mais elle le faisait avec tant de grâce et de naïveté, comme toutes ses actions, qu'elle en reçut autant de louanges que la compagnie de plaisir. »

26 janvier 2009

Le bûcher des vanités




24 janvier 2009

Comme il vous plaira

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16 janvier 2009

Celebrate Identity

25 décembre 2008

Virgin Cocktail



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28 novembre 2008

Richard Boyle, patron of the arts

12 octobre 2008

Toujours regarder derrière soi


2 septembre 2008

های شما را کجا باید البرقع خواند ؟

La burqa est un manteau traditionnel caucasien pour homme fabriqué à base de feutre, en principe de la fourrure de karakul. Elle ne possède pas de manches, est vaste, légère et chaude.
Au début du XXe siècle, elle était commune à toutes les tribus caucasiennes ainsi qu'à de nombreux russes et cosaques établis dans la région.
Peu encombrante, la
burqa était roulée et se transportait attachée à la selle
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15 août 2008

Ceci est mon corps, livré pour vous...

1 août 2008

Morphopsychologie


22 juillet 2008

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